Commanditaire : Des étudiants en illustration de l'école Saint Luc (Supérieur).

Demande du Commanditaire : Rendre l'école comestible

 

Artistes : Julie Carroll, Charlotte Larguier

 

"Rendre l'école comestible" a été réalisé le mercredi 19 Novembre, à l'école Saint-Luc, Liège.

 

 

 

 

La classe de première année en illustration de Saint-Luc à Liège nous a demandé de ''rendre l'école comestible'' par une action fédératrice. Notre première impulsion était d'y répondre de manière littérale. Recouvrir les murs de chocolat ? Reconstruire l'école sous forme d'une maquette que l'on dégusterait ?

Nous nous sommes ensuite penchés sur une action fédératrice autour d'un repas. Un pique-nique géant pour l'ensemble de l'école ? Créer un potager commun ? Offrir une soupe alphabétique dans laquelle un mot serait dissimulé ? …

 

Puis nous nous avons cherché a représenter poétiquement l'école par exemple à travers une structure en pommes ?

 

Pourquoi pas ? Mais au delà de ces aspects gustatif, fédérateur et symbolique, qu'est ce que ces propositions peuvent apporter au commanditaire, à l'ensemble des étudiants de saint-Luc, à l'école elle-même ? Ce qui nous intéresse dans cette demande c'est de proposer d'interroger, de questionner, de déplacer le regard.

 

A travers la demande « Rendre l'école comestible », ces 45 étudiants ne nous demandent-ils pas de nous questionner sur comment rendre l'enseignement plus digeste ?

Nous avons donc demandé aux étudiants de formuler des questions au sujet de leur formation, leur parcours dans l'école visant à interpeller leurs semblables : « De quoi cherches-tu à te rendre capable ? » ou  « Où seras-tu dans dix ans ? » ou « Te sens-tu à ta place dans cette école ? »...

Nous avons choisi de dissimuler ces questions à l'intérieur de « fortune cookies » que nous offrons aux étudiants de l’école, à la cafétéria, sur le temps de midi.

 

À l’intérieur de ce cadeau comestible se cache une surprise : une question adressée à chacun d’eux, de manière secrète et intime.

 

Julie Carroll, Charlotte Larguier (étudiantes de l'ESACT)